C'est une des questions les plus posées par les coureurs qui s'entraînent tôt le matin : faut-il manger avant de sortir, ou courir directement à jeun ? La réponse dépend surtout du type de séance prévu et du niveau d'expérience du coureur.
Ce qui se passe dans le corps à jeun
Après une nuit de sommeil, les réserves de glycogène du foie sont partiellement épuisées. Courir dans cet état pousse le corps à puiser davantage dans les graisses comme source d'énergie plutôt que dans les glucides, un mécanisme souvent cité pour expliquer l'intérêt supposé de cette pratique chez certains coureurs d'endurance.
Les bénéfices possibles
Sur des sorties courtes et à faible intensité, moins de 45 minutes en endurance fondamentale, courir à jeun peut aider à habituer le corps à mieux utiliser les graisses comme carburant. Certains coureurs rapportent aussi une sensation de légèreté, sans les désagréments digestifs qui accompagnent parfois un repas mal digéré avant l'effort.
Les risques à connaître
Sur une séance longue ou intense, le manque de glucides disponibles peut entraîner une baisse brutale d'énergie, des vertiges ou une perte de concentration, avec un risque de blessure accru par la fatigue. Cette pratique n'est pas non plus recommandée pour les débutants, dont le corps n'est pas encore habitué à gérer l'effort, ni pour les séances de fractionné ou de VMA, qui demandent des glucides rapidement disponibles pour tenir l'intensité.
Notre recommandation
Réservez le jeûne aux sorties courtes et faciles, si vous le tolérez bien personnellement, sans en faire une obligation pour progresser. Pour toute séance longue, intense ou en préparation d'une course, un petit-déjeuner léger reste le choix le plus sûr. Comme pour toute nouvelle pratique, testez-la à l'entraînement plutôt que le jour d'une compétition.
— Écrit par l'équipe MTP Running